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Ma vie d’avant vs. 8 ans après: les changements dans ma vie d’entrepreneure

Ma vie d'avant vs. 8 ans après_ les changements dans ma vie d'entrepreneure

Ma vie d’avant vs. 8 ans après: les changements dans ma vie d’entrepreneure

8 ans déjà! Eh oui, le 4 octobre dernier c’était mon anniversaire, il y a 8 ans je recevais mon numéro de SIRET et me lançais dans cette folle aventure entrepreneuriale!

Si je devais recommencer? Je referai tout pareil, oui, chaque chose, chaque étape, chaque choix, je ne changerais rien. Pourquoi tu me diras?

Parce qu’avec le temps (et l’âge aussi lool), j’ai fini par comprendre une chose essentielle = rien n’arrive sans raison, il faut juste apprendre à accepter le process, même si souvent, on ne le comprend pas vraiment…

Ma vie d'avant vs. 8 ans après= les changements dans ma vie d'entrepreneure

Alors voilà, pour marquer un peu le coup, j’ai voulu te faire ce petit article pour comparer ma vie d’avant et celle d’aujourd’hui avec tous les changements car oui, ma vie d’entrepreneure a bien changé depuis mes débuts.

Mais déjà, on va commencer par une petite remise dans le contexte, car tu débarques peut-être par ici et tu ne me connais donc pas du tout.

A mes débuts d’entrepreneure, je gérais une boutique en ligne de confiseries, oui, j’étais la super tata aux bonbons. J’avais donc un stock à gérer, des fournisseurs… et mon organisation était évidemment totalement différente, ainsi que mes journées.

Donc rien à voir avec mon activité actuelle, qui elle est complètement digitalisée.

Maintenant que tu es dans le contexte, on va pouvoir entrer dans le vif du sujet 🙂 et je te propose pour chaque partie de voir ensemble ce qu’il en était donc à mes débuts et les changements au fil du temps.

Mes enfants

Oh des bonbons!

 

Cela faisait déjà presque 3 ans que mes enfants s’étaient habitués à voir davantage leur petite maman, vu que j’avais quitté la vie parisienne, son stress, et dit au revoir à mes 3 heures de transport par jour.

En effet, j’avais pu trouver un emploi à 10 minutes en voiture de chez moi, ce qui m’avait radicalement changé la vie et surtout, me permettait de passer beaucoup plus de temps avec eux.

Et puis, en avril 2012, je démissionnais, claquant la porte au salariat avant de me lancer en tant qu’entrepreneure en octobre donc, comme je te le disais plus haut.

A cette période, mes enfants avaient respectivement 8 ans (ma fille) et 6 ans (mon fils), et pour eux, cette nouvelle aventure voulait dire que maman serait encore plus présente et disponible car à la maison.

Pour ce qui est de mon activité, tu t’en doutes bien, j’ai vite compris que ça allait être comment dire… compliqué à gérer, et surtout avec mon fils.

Imagine, ta maman qui vend des bonbons, ça voulait dire que chez toi, il y aurait des bonbons partout.

J’ai donc tu me poser et discuter avec mes enfants, leur expliquer que même si tous ces bonbons allaient leur faire graaaave envie, il ne fallait surtout pas les toucher car maman faisait un inventaire et ne devait pas se retrouver en rupture pour ses clients.

C’est super bien passé avec ma fille, par contre, pour mon gourmand de fils, j’ai vraiment du être très attentive. Mais après des débuts un peu difficiles, il a fini par comprendre.

Tu travailles maman?

Lorsque j’ai pris le temps de me poser avec eux, j’en ai aussi profité pour leur expliquer que « maman travaillait », donc même si je restais à la maison et que j’étais plus disponible, il s’agissait de mon travail.

Petit à petit, ils ont fini par s’habituer et accepter que, par moment, même si j’étais là, je ne pouvais pas m’occuper d’eux.

Et puis, avec le temps, je les ai un peu inclus dans mon projet, le fait de participer et aider leur maman les rendait très fiers.

Et croyez-moi, il y avait de quoi faire, me couper des petits rubans pour fermer les sachets de bonbons, m’aider à scotcher les cartons, me ramener les bocaux de bonbons au salon…

Ah oui, mon bureau à cette période était au salon, sachant que j’avais mon petit coin dédié avec mon Mac et mon imprimante.

Ma maman, son propre patron!

Et puis, ils ont grandi, petit à petit, en étant de plus en plus fiers de leur maman, cette maman qui était son propre patron, dont l’entreprise était devenue une vraie référence dans son milieu.

Ils étaient fiers de parler de moi autour d’eux, auprès de leurs camarades, de dire ce que je faisais et comment j’y étais arrivée.

Surtout, petits, ils me voyaient faire, et en grandissant, car aujourd’hui mes enfants sont devenus des ados qui font ma fierté, ils me soutiennent, me conseillent et m’encouragent.

Ils m’ont vu changer d’activité, fermer ma boutique en ligne et me tourner vers une toute autre activité, à savoir le coaching et la formation en ligne, ils ont pu voir mes progrès.

Par exemple, mon dernier Réel sur Instagram, je l’ai réalisé avec l’aide de mon fils, ma nouvelle bio Insta, je l’ai rédigée avec l’aide de ma fille.

Aujourd’hui, quand ils me voient faire un selfie pas assez naturel, ils me le disent cash « euh, pourquoi tu fais cette tête? »

Et ils sont les 1ers à m’encourager, me féliciter, me soutenir et me rappeler, chaque fois que c’est nécessaire, le chemin parcouru.

Oui, ils sont ces enfants qui ont vu grandir leur maman entrepreneure en grandissant avec elle!

Mes proches

 

Mais tu es sûre là?

 

Alors parmi mes proches, il y avait différentes écoles lol, ceux qui me prenaient pour une folle, ben oui imaginez se lancer dans cette aventure et tourner le dos à un salaire fixe tous les mois…

Tout le monde ne conçoit pas vraiment ce genre de choix, on est limite des fous pour certains.

Et puis il y avait ceux qui me soutenaient et qui avaient juste peur pour moi, sans trop oser me le dire.

Enfin, ceux qui respectaient mon choix et surtout, me disaient me faire confiance et savoir que j’y arriverai au vu mes capacités et compétences.

J’ai une commande pour toi!

Pourtant, malgré que chacun avait son opinion sur ce choix complètement fou, ils étaient tous fiers de moi, mes parents en tête de liste bien évidemment.

Chacun voyait mes progrès, ce que je faisais chaque jour, et puis, surtout, comme je te le disais auparavant, ils ont vu comment j’ai su devenir une référence sur mon marché.

Pour faire court et éviter que tu ne t’enfuies ^^ je ne vendais pas n’importe quels bonbons, en fait je m’étais nichée dans les bonbons « halal », sans gélatine de porc tout simplement.

Et un jour, j’ai été personnellement contactée par le responsable de l’un des plus grands fournisseurs dans le domaine qui voulait absolument travailler avec moi et devenir mon fournisseur officiel.

Attend, je t’assure, il ne m’a pas lâchée, a multiplié les appels, jusqu’à ce que je finisse par accepter, tu imagines?

Mais tout cela n’aurait pas été possible sans le soutien de mes proches, justement, qui non seulement on été mes 1ers clients, insistants pour me payer, mais aussi, m’ont aidé à trouver d’autres clients.

Et quand je parle de proches, c’est tout le monde, mes parents, frères et soeurs, belles-soeurs et même ma belle-mère!

Chacun y allait de ses connaissances, des collègues de travail, amis… Ils ont toujours été là pour moi et ça, je ne l’oublierai jamais!

Et puis toi comme moi savons à quel point le bouche à oreille est puissant, pas vrai 😉

Tu es vraiment courageuse!

Petit à petit, j’ai fait mes preuves auprès de mon entourage. Car oui, lorsque certaines périodes plus sombres faisaient leur apparition (manque de commandes, souci de fournisseurs, problématique de stockage…), la première chose qui venait était toujours, ben écoute, si vraiment ça ne va pas, il serait peut-être temps de reprendre le travail…

Ben en fait, là je bosse aussi hein… mais c’était pas du tout évident de le faire comprendre et accepter.

Alors je ne lâchais rien et leur faisais expliquais gentiment que retourner à ma vie de salariée n’était pas une option.

Et à force de voir que je m’accrochais, que je progressais, avançais, évoluais, et surtout, obtenais des résultats avec ma petite boutique de bonbons, ils ont fini par accepter et même, me féliciter.

Non, ce n’est pas facile de faire comprendre ce choix à nos proches, c’est un peu comme si tu leur annonçais que tu allais faire un saut en parachute, mais sans le parachute, dans le plus grand des calmes.

L'entrepreneuriat c'est comme annoncer à tes proches que tu allais faire un saut en parachute, mais sans le parachute, et ce, dans le plus grand des calmes! Cliquez pour tweeter

Ils te prennent juste pour une dingue est attendent le moment où ça va disons… te passer

Puis, au bout d’un moment, ils finissent par accepter que c’est un choix que tu as mûrement réfléchi et surtout, que contrairement aux apparences, toi aussi, tu travailles.

Mon organisation

 

Planifier ses journées selon l’école

Inutile de te dire que l’organisation de mes journées à mes débuts n’a absolument rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

En fait, mon organisation d’entrepreneure a tout simplement évoluée et changée avec le temps, et surtout, en fonction de mes enfants.

Comme je te l’ai dit au début de l’article, à mes débuts, mes enfants étaient encore petits, donc je devais les déposer à l’école et les récupérer.

Donc mon temps de travail était concentré dans les créneaux où ils étaient à l’école:

  • Je me levais souvent avant eux, et j’en profitais soit pour cuisiner, soit pour finaliser des commandes, imprimer les étiquettes de mes colis, préparer des posts pour les réseaux ou rédiger une newsletter…
  • Je réveillais ma fille en premier car je devais la coiffer, ensuite, mon fils, puis c’était petit déjeuner.
  • Pendant qu’ils déjeunaient, je faisais un rapide petit ménage
  • Puis direction l’école

A partir de là, retour à la maison et hop, au boulot jusqu’à l’heure de le récupérer le midi. Puis, rebelote pour l’après-midi, d’ailleurs, l’après-midi j’en profitais pour aller déposer mes colis à la Poste ou au point relais. Quand ils rentraient, je retirais ma casquette d’entrepreneure pour celle de maman et très souvent, je bossais en soirée, pour préparer mes commandes, devant la télé en charmante compagnie.

D’ailleurs, je ne suis pas fière de le dire, mais je bossais vraiment beaucoup, même les week-ends, sans compter et cela m’a valu de grosses baisses de régimes à mes débuts.

Puis, ils ont commencé à grandir…

Au fur et à mesure que mes enfants grandissaient, j’adaptais mon organisation en fonction d’eux, il était hors de question que je les néglige.

Et quand ils ont commencé à être plus autonomes, les choses ont changé, je pouvais travailler plus longtemps sans être interrompue, plus d’allers-retours à l’école…

Mais mon organisation a aussi beaucoup évolué avec 2 facteurs essentiels: mon changement d’activité et l’optimisation de mon temps.

Il est clair que mon organisation qui demandait de gérer mes stocks, commander mes produits, les répertorier dans mon site, trouver de nouveaux fournisseurs, préparer mes colis, gérer mes réseaux sociaux, déposer mes colis, suivre les commandes, gérer le service client… a complètement changé lorsque je me suis tournée vers ma nouvelle activité, digitalisée.

Depuis que je suis devenue Coach-Formatrice j’ai besoin de Wifi et d’un ordi, et c’est tout, je te laisse imaginer le contraste!

Sans compter que j’ai appris, avec ces années d’expérience, à optimiser mes tâches et être plus productive sans devenir esclave de mon activité… Sans avoir besoin de bosser H24 quoi.

Cela m’a demandé du temps, mais aujourd’hui, je suis très fière de mon organisation et de ma manière de bosser, je te livre d’ailleurs mes astuces dans mon article Comment mieux s’organiser pour être plus productive.

Mon mindset

 

Il est clair que je ne peux pas faire l’impasse sur mon mindset et surtout, sur la manière dont j’ai réussi à le shifter (le changer, désolée, je trouve qu’en anglais ça marque bien).

A la base, je suis quelqu’un qui manque cruellement de confiance en elle, mais genre, beaucoup… J’en parle d’ailleurs dans mon livre dont je t’offre le chapitre 1 si le coeur t’en dit 🙂  => découvrir « Et pourquoi pas? »

Donc tu imagines que me lancer en tant qu’entrepreneure, moi, la secrétaire juridique bilingue, était une énorme sortie de zone de confort!

En fait, chaque jour était un nouveau challenge pour moi, je me découvrais des qualités, des forces, des ressources intérieures que je n’aurais jamais soupçonnées.

Je me revois encore le jour où j’ai donné ma démission, j’étais tétanisée, la petite voix dans ma tête « mais Meryem, t’as perdu la tête??? »

Et puis, la découverte du statut autoentrepreneure (microentreprise aujourd’hui) et de tous ses avantages.

Et toutes les démarches entreprises jusqu’à mon immatriculation et cette fierté le jour où tout s’est concrétisé! Mais aussi, quand mon cher époux m’a dit ô combien il  était fier de moi et de ce dont j’avais été capable, et de pouvoir dire à ses collègues que sa femme était son propre patron.

Tu sais, par moments, j’aimerais pouvoir voyager dans le temps et aller voir la petite Meryem pour lui murmurer à l’oreille « ça va aller, crois-moi, si tu savais toutes les choses que tu vas accomplir » et lui sécher ses larmes.

 

Mes compétences

 

Du statut Word est mon meilleur ami

S’il y a bien une chose que je réalise aujourd’hui, 8 ans après le début de cette magnifique aventure, c’est le chemin parcouru et les compétences acquises.

Je te l’ai dit, avant ce nouveau départ, j’étais secrétaire juridique bilingue et mon meilleur ami était Word, frappe de documents et mise en forme en tout genre. Je surfais un peu sur le net pour faire de petites recherches, réservations de voyages… mais rien de bien compliqué.

Donc pour te mettre un peu dans l’ambiance de mes débuts d’entrepreneure, ma page Facebook a été créée par me petite soeur et mes 1ers fans étaient ses amis.

Mes 1ers visuels et montages photos… comment te dire…

Quand j’échangeais avec d’autres entrepreneurs plus expérimentés et qu’il commençaient à me parler de lien cliquable, de plugin, de SEO ou encore d’algorithme, c’était pire que du chinois pour moi.

A celui de geek

Et puis, j’ai appris, petit à petit, en recherchant, en suivant des formations, en demandant de l’aide parfois aussi et en essayant, encore et encore.

Dorénavant, je me rends vraiment compte des compétences acquises quand je parle avec mes proches et que je commence à utiliser du « vocabulaire d’entrepreneur » et qu’ils me regardent avec des yeux tous ronds en mode, de quoi tu parles???

Ce site, où tu es en train de lire cet article et tous les autres, j’y ai quasiment tout fait, toute seule comme une grande.

Je suis capable de faire mes propres visuels, et je suis fière de dire que je suis une mompreneur aux multiples casquettes, à la fois community manager, graphiste en herbe, copywriter, écrivain, service client, service marketing, et gérant la communication, le développement, ou encore les suivis en tous genres…

Tout ce qui est autorépondeur, mailing list, algorithme ou encore SEO n’a plus de secret pour moi, je sais de quoi il s’agit et c’est vraiment énorme pour moi, celle qui ne savait même pas comment rendre un lien cliquable ou encore, gérer un site internet.

Donc tu peux me croire si je te dis que tout s’apprend, il faut simplement ne pas se mettre de freins, ne pas se dire que l’on n’y arrivera jamais, on est tous débutant à un moment du process, c’est comme ça pour tout dans la vie!

Petite liste non exhaustive de mes compétences acquises:

  • Ebooks
  • Livre
  • Blogging
  • Rédaction
  • Vidéos et montages
  • Gestion et programmation réseaux sociaux
  • Supports écrits: workbook, worksheet…
  • Visuels
  • Conférence présentiel
  • Conférences en ligne
  • Formation en ligne
  • Podcast…

 

Lui et Moi

 

Je ne peux évidemment pas achever cet article bilan sur mes débuts d’entrepreneure et les changements 8 ans après sans te parler de lui, celui qui partage ma vie, mes rires, mes déceptions, mes colères, mes échecs, mes « c’est tout pour moi, j’abandonne », mes « je suis trop nulle j’y arriverai jamais », mais aussi, et surtout mes « whaouhhh, je suis super heureuse d’y être arrivée » et « finalement, ça en valait vraiment la peine ».

Oui, je veux bien entendu parler de mon cher époux, qui a toujours été d’un soutien sans faille et qui a toujours cru en moi, depuis le début de cette aventure, même à des moments où j’étais au plus bas, il me le disait encore et encore « moi je crois en toi et je sais que tu en es capable! »

Il n’a jamais douté de moi, n’a jamais critiqué mes choix, mes décisions, limite par moments il me laissait en mode électron libre en me disant de me débrouiller car il savait que je pouvais le faire.

Et ça, c’est vraiment indispensable dans notre activité tu sais, le fait de pouvoir compter sur le soutien de notre conjoint, alors je sais que pour certains c’est compliqué, mais il ne faut pas lâcher, car quand les résultats arrivent on finit par vous trouver légitime et croire en votre projet.

Mais le plus important, c’est que nous les premiers nous soyons capables d’y croire et de nous relever malgré les échecs de ce parcours pas toujours si facile.

Et si malheureusement tu n’arrives pas à trouver ce soutien auprès de ton conjoint, alors recherche une businessfriend comme on dit, et partage avec elle tes réussites, interrogations, doutes, et victoires.

Il est essentiel de s’entourer, cet équilibre nous aide dans ce quotidien, donc ne t’isole surtout pas et n’oublie jamais de te relever, les échecs sont durs, parfois même très durs, mais toi et moi savons que ça en vaut tellement la peine, pas vrai?

 

Voilà, j’espère que cet article un peu en mode à coeur ouvert t’a plu et surtout, qu’il te donnera un peu d’inspiration ou de motivation. Je serai ravie de savoir où tu en es dans ton parcours d’entrepreneure et quels changements tu peux déjà voir, partage un peu en commentaires, hâte de te lire!

A très vite!

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